Diamètre d’objectif d’une lunette : 24 vs 42 vs 50 vs 56 mm, lequel choisir ?
Lorsque l’on compare deux lunettes de visée, le diamètre de l’objectif est l’une des caractéristiques qui attire immédiatement l’attention.
Pourquoi certaines lunettes possèdent-elles un objectif de 24 mm alors que d’autres utilisent 42, 50 ou 56 mm ? Une lunette de 56 mm est-elle forcément plus lumineuse ? Un objectif de 24 mm est-il uniquement destiné à la battue ? Et pourquoi trouve-t-on également des modèles de 40 ou 44 mm ?
La réponse est plus intéressante qu’un simple « plus grand = meilleur ».
Le diamètre de l’objectif influence la quantité de lumière que le système optique peut recueillir, mais le résultat réellement perçu par le chasseur dépend également du grossissement utilisé, de la pupille de sortie, de la transmission lumineuse, de la qualité des verres, des traitements optiques, de la conception de la lunette et même de la vision de l’utilisateur.
Un objectif plus grand implique également des conséquences très concrètes : davantage de volume, généralement plus de poids et souvent une hauteur de montage supérieure.
Dans ce guide, nous allons comparer les objectifs de 24, 42, 50 et 56 mm et expliquer dans quels cas chacun prend réellement tout son sens.
Si vous êtes encore en train de choisir votre optique, vous pouvez commencer par notre sélection principale de lunettes de visée pour la chasse et le tir.
Comparatif visuel des diamètres d’objectif

Cette illustration résume les grandes tendances pratiques. Les diamètres de 40 et 44 mm appartiennent à la même zone intermédiaire que les objectifs de 42 mm : ils recherchent généralement un compromis entre compacité, poids et potentiel lumineux.
Il faut toutefois interpréter cette image comme une comparaison conceptuelle. Deux lunettes ayant le même diamètre d’objectif peuvent offrir des performances sensiblement différentes en raison de leur conception optique et de leur transmission lumineuse.
Que signifie le dernier chiffre d’une lunette de visée ?
Dans la désignation d’une lunette, le dernier nombre correspond généralement au diamètre de l’objectif exprimé en millimètres.
Par exemple :
- 1-8x24 : grossissement de 1 à 8x et objectif de 24 mm ;
- 1,7-10x42 : grossissement de 1,7 à 10x et objectif de 42 mm ;
- 2-16x50 : grossissement de 2 à 16x et objectif de 50 mm ;
- 2,5-15x56 : grossissement de 2,5 à 15x et objectif de 56 mm.
Le diamètre de 24, 42, 50 ou 56 mm ne décrit donc pas le diamètre du tube central de la lunette. Ce sont deux dimensions totalement différentes.
Le tube central peut par exemple mesurer 25,4 mm, 30 mm ou 34 mm, tandis que l’objectif peut mesurer 24, 42, 50 ou 56 mm.
Un objectif plus grand laisse-t-il entrer davantage de lumière ?
Potentiellement, oui.
À conception optique comparable, une lentille frontale de plus grand diamètre peut recueillir davantage de lumière qu’une lentille plus petite.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les objectifs de 50 et surtout de 56 mm sont historiquement associés à la chasse au crépuscule et à l’affût.
Mais cela ne signifie pas qu’une lunette de 56 mm donnera automatiquement une image plus lumineuse qu’une excellente lunette de 42 ou 50 mm.
Le résultat dépend également de :
- la qualité des verres ;
- les traitements multicouches ;
- le nombre et la qualité des éléments optiques ;
- la transmission lumineuse réelle ;
- le grossissement sélectionné ;
- la pupille de sortie ;
- le contraste ;
- la gestion des réflexions internes ;
- la qualité mécanique et optique globale.
Autrement dit :
le diamètre de l’objectif définit une partie du potentiel lumineux, mais il ne détermine pas à lui seul la luminosité réelle d’une lunette.
La pupille de sortie : la clé pour comprendre 24, 42, 50 et 56 mm
Pour comprendre réellement l’effet du diamètre de l’objectif, il faut introduire une notion fondamentale : la pupille de sortie.
Dans une approximation simple, elle se calcule ainsi :
Pupille de sortie = diamètre de l’objectif ÷ grossissement
Par exemple :
| Configuration | Calcul | Pupille de sortie théorique |
|---|---|---|
| 1x24 | 24 ÷ 1 | 24 mm* |
| 6x24 | 24 ÷ 6 | 4 mm |
| 6x42 | 42 ÷ 6 | 7 mm |
| 8x42 | 42 ÷ 8 | 5,25 mm |
| 8x50 | 50 ÷ 8 | 6,25 mm |
| 8x56 | 56 ÷ 8 | 7 mm |
| 12x56 | 56 ÷ 12 | 4,67 mm |
| 16x50 | 50 ÷ 16 | 3,13 mm |
*La pupille de sortie réellement exploitable peut être limitée par la conception interne de la lunette et, surtout, par la pupille de l’œil humain.
Cette comparaison permet de comprendre pourquoi il faut toujours associer diamètre et grossissement.
Un objectif de 56 mm utilisé à fort grossissement peut fournir une pupille de sortie plus petite qu’un objectif de 42 mm utilisé à grossissement modéré.
Pourquoi une pupille de sortie de 7 mm est-elle souvent citée ?
Dans de bonnes conditions d’obscurité, la pupille de l’œil humain peut se dilater fortement. Chez un utilisateur jeune, elle peut approcher environ 7 mm, tandis que cette capacité diminue généralement avec l’âge.
C’est pourquoi la configuration classique 8x56 est devenue une référence historique en optique de chasse :
56 ÷ 8 = 7 mm
Mais cela ne signifie pas que tous les chasseurs utilisent réellement 7 mm de pupille de sortie ni qu’une valeur supérieure fournisse automatiquement une image plus lumineuse.
Si l’œil du chasseur n’est capable d’utiliser qu’une pupille de 5 mm, une pupille de sortie de 7 mm ne peut pas forcer l’œil à exploiter davantage de lumière.
Objectif de 24 mm : battue, rapidité et compacité
Les objectifs de 24 mm sont particulièrement associés aux lunettes à faible grossissement destinées à la chasse dynamique.
Les configurations typiques sont :
- 1-4x24 ;
- 1-6x24 ;
- 1-8x24 ;
- 1-10x24.
Leur principal objectif n’est pas de maximiser les performances au crépuscule, mais de favoriser :
- la compacité ;
- un poids contenu ;
- un montage bas ;
- une prise de visée naturelle ;
- un grand champ de vision à faible grossissement ;
- une utilisation rapide en battue.
Un excellent exemple de cette philosophie est une Swarovski Z8i+ 1-8x24, conçue autour d’un très faible grossissement et d’un champ de vision important.
Pour ce type d’utilisation, consultez également notre sélection de lunettes de visée et notre guide des meilleures lunettes pour la battue.
Avantages d’un objectif de 24 mm
- lunette généralement compacte ;
- faible encombrement de la cloche avant ;
- montage souvent plus bas ;
- ensemble maniable ;
- très cohérent avec les faibles grossissements ;
- excellent choix pour la battue et la chasse dynamique.
Limites du 24 mm
- potentiel lumineux inférieur à celui d’un grand objectif à grossissement équivalent ;
- pupille de sortie plus petite lorsque le grossissement augmente ;
- moins orienté vers l’affût au crépuscule ;
- moins adapté si l’on souhaite utiliser régulièrement de forts grossissements en faible luminosité.
Objectifs de 40, 42 et 44 mm : le compromis polyvalent
Les objectifs de 40, 42 et 44 mm occupent une zone particulièrement intéressante du marché.
Ils offrent davantage de surface optique qu’un 24 mm tout en restant sensiblement plus compacts qu’un 50 ou un 56 mm.
Les configurations typiques comprennent :
- 2-10x42 ;
- 1,7-10x42 ;
- 1,7-13,3x42 ;
- 3-12x42 ;
- 3-15x44.
Pourquoi choisir 42 mm ?
Le 42 mm représente souvent un excellent compromis pour le chasseur qui souhaite une seule lunette pour de nombreuses situations.
Il combine :
- poids raisonnable ;
- dimensions contenues ;
- bonne pupille de sortie à grossissement modéré ;
- bon comportement en lumière moyenne ou faible ;
- grande polyvalence pour l’approche ;
- montage généralement moins haut qu’un 56 mm.
Par exemple :
42 mm ÷ 6x = 7 mm de pupille de sortie.
À ce niveau de grossissement, un objectif de 42 mm peut donc déjà fournir une pupille de sortie très généreuse.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les lunettes premium de cette catégorie restent extrêmement performantes même sans objectif de 50 ou 56 mm.
Objectif de 50 mm : le grand compromis
Un objectif de 50 mm constitue pour de nombreux chasseurs le meilleur équilibre entre potentiel lumineux, grossissement, encombrement et poids.
Il offre sensiblement plus de surface frontale qu’un 42 mm, tout en évitant une partie du volume associé aux modèles de 56 mm.
Les configurations courantes sont :
- 2-12x50 ;
- 2-16x50 ;
- 3-15x50 ;
- 3-18x50 ;
- 4-24x50.
À qui convient un objectif de 50 mm ?
- chasseur à l’approche ;
- chasseur souhaitant une lunette polyvalente ;
- utilisateur travaillant régulièrement avec des grossissements moyens ou élevés ;
- chasse dans des conditions de lumière variables ;
- utilisateur souhaitant de bonnes performances crépusculaires sans passer forcément à 56 mm.
À 8x, par exemple :
50 ÷ 8 = 6,25 mm de pupille de sortie.
C’est déjà une valeur très confortable pour de nombreuses situations de faible luminosité.
Avantages du 50 mm
- excellent compromis optique ;
- bonne capacité en faible lumière ;
- compatible avec des grossissements importants ;
- moins volumineux qu’un 56 mm ;
- très polyvalent pour l’approche et l’affût.
À prendre en compte
- plus lourd et volumineux qu’un 42 mm comparable ;
- peut nécessiter des colliers légèrement plus hauts ;
- pas toujours nécessaire pour une chasse essentiellement diurne.
Objectif de 56 mm : faible lumière et forts grossissements
Le 56 mm est le grand classique des lunettes orientées vers l’affût, le crépuscule et les situations dans lesquelles l’utilisateur souhaite conserver une pupille de sortie généreuse avec davantage de grossissement.
On retrouve fréquemment :
- 2,5-15x56 ;
- 2,3-18x56 ;
- 3-18x56 ;
- 3-12x56 ;
- 4-24x56 ;
- 5-30x56 ;
- 6-36x56.
Un Swarovski Z8i 2,3-18x56, par exemple, est clairement positionné comme une optique à forte polyvalence et particulièrement performante en lumière crépusculaire.
Pourquoi 56 mm fonctionne particulièrement bien en faible lumière ?
Parce qu’il permet de conserver une pupille de sortie importante même à des grossissements relativement élevés.
| Grossissement | Pupille de sortie avec 56 mm |
|---|---|
| 6x | 9,33 mm |
| 8x | 7 mm |
| 10x | 5,6 mm |
| 12x | 4,67 mm |
| 14x | 4 mm |
| 18x | 3,11 mm |
Le véritable intérêt du 56 mm apparaît donc lorsque l’on combine faible luminosité + besoin de grossissement.
Avantages du 56 mm
- fort potentiel lumineux ;
- grande pupille de sortie à grossissement moyen ;
- très adapté à l’affût et au crépuscule ;
- bon comportement avec des grossissements plus élevés ;
- particulièrement intéressant pour identifier des détails en faible lumière.
Inconvénients du 56 mm
- plus volumineux ;
- généralement plus lourd ;
- cloche avant plus importante ;
- peut nécessiter un montage plus haut ;
- peut modifier la position naturelle de la tête ;
- n’apporte pas toujours de bénéfice réel en pleine journée.
24 vs 42 vs 50 vs 56 mm : comparaison rapide
| Objectif | Point fort | Utilisation typique | Compacité | Faible lumière |
|---|---|---|---|---|
| 24 mm | Rapidité et compacité | Battue | Excellente | Limitée à fort grossissement |
| 42 mm | Polyvalence | Approche, chasse générale | Très bonne | Très correcte |
| 50 mm | Équilibre optique | Approche, affût, polyvalence | Bonne | Très bonne |
| 56 mm | Performance crépusculaire | Affût, faible lumière | Plus faible | Excellente |
42 ou 50 mm : lequel choisir ?
C’est probablement l’un des choix les plus difficiles.
Le 42 mm privilégie légèrement :
- le poids ;
- la compacité ;
- un montage bas ;
- la mobilité ;
- la chasse à l’approche.
Le 50 mm privilégie davantage :
- la pupille de sortie à grossissement équivalent ;
- la polyvalence en lumière faible ;
- l’utilisation de grossissements plus élevés ;
- les conditions crépusculaires.
Pour un chasseur de montagne ou un utilisateur parcourant de longues distances, un excellent 42 mm peut être particulièrement séduisant.
Pour celui qui souhaite une seule lunette capable de couvrir également l’affût et les dernières minutes de lumière, le 50 mm constitue souvent un compromis remarquable.
50 ou 56 mm : la différence est-elle réellement importante ?
Elle existe, mais elle doit être interprétée dans son contexte.
À 8x :
- 50 mm → 6,25 mm de pupille de sortie ;
- 56 mm → 7 mm de pupille de sortie.
À 12x :
- 50 mm → 4,17 mm ;
- 56 mm → 4,67 mm.
Le 56 mm conserve donc un avantage géométrique, mais la différence réellement perçue dépend aussi de la transmission lumineuse et de la qualité optique des deux lunettes.
Un excellent 50 mm premium peut parfaitement produire une image plus exploitable qu’un 56 mm de qualité inférieure.
Une lunette de 56 mm est-elle toujours plus lumineuse qu’une 50 mm ?
Non.
C’est probablement l’une des idées reçues les plus importantes à corriger.
Le diamètre d’objectif n’est qu’un élément du système.
Imaginons :
- une lunette de 50 mm avec excellente transmission, verres premium et traitements multicouches avancés ;
- une lunette de 56 mm plus économique avec transmission et contraste inférieurs.
Il est parfaitement possible que la première fournisse une image perçue comme plus claire, plus contrastée et plus exploitable.
C’est pourquoi les fabricants premium publient fréquemment des données spécifiques de transmission lumineuse en plus du simple diamètre de l’objectif.
Le diamètre de l’objectif influence-t-il le champ de vision ?
Pas directement de la manière dont on pourrait le penser.
Le champ de vision dépend principalement de la conception optique et du grossissement.
Une lunette de battue 1-8x24 peut donc offrir un champ de vision considérablement plus large qu’une 2,5-15x56 réglée sur son grossissement minimal.
C’est une autre raison pour laquelle un objectif plus grand n’est pas synonyme de meilleure lunette dans toutes les situations.
Nous développerons spécifiquement cette notion dans notre guide consacré au champ de vision d’une lunette. Carbin dispose déjà d’un article historique sur ce sujet qui sera intégré et actualisé dans ce cluster.
Le diamètre de l’objectif influence la hauteur de montage
Voici une conséquence pratique particulièrement importante.
Une cloche de 56 mm possède un diamètre extérieur supérieur à la dimension nominale de la lentille. Elle nécessite donc davantage d’espace au-dessus du canon ou de la boîte de culasse.
Selon la combinaison arme, rail et lunette, cela peut obliger à utiliser des colliers plus hauts.
Un montage plus haut peut modifier :
- la position de la joue ;
- l’alignement naturel de l’œil ;
- la rapidité avec laquelle l’utilisateur trouve l’image ;
- la hauteur totale de l’ensemble.
Le principe général consiste à monter la lunette aussi bas que raisonnablement possible sans créer de contact entre la cloche et l’arme.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide des montages et colliers pour lunettes de chasse.
Attention : 56 mm ne correspond pas au diamètre extérieur de la cloche
Une autre erreur fréquente consiste à penser qu’une lunette annoncée comme « 56 mm » possède une cloche extérieure de exactement 56 mm.
Ce n’est généralement pas le cas.
Les 56 mm correspondent au diamètre optique de l’objectif. Le corps extérieur de la cloche doit loger :
- la lentille ;
- la cellule optique ;
- les éléments mécaniques ;
- la structure de protection.
Le diamètre extérieur réel peut donc dépasser sensiblement 56 mm.
Lors du choix des colliers, il faut consulter les dimensions réelles de la lunette et non se baser uniquement sur le nombre inscrit dans sa désignation.
Le diamètre du tube central apporte-t-il davantage de lumière ?
Il faut également éviter une autre confusion fréquente.
Un tube central de 30 ou 34 mm n’est pas automatiquement plus lumineux qu’un tube de 25,4 mm uniquement en raison de son diamètre.
Un tube plus large permet notamment aux concepteurs d’intégrer :
- davantage de plage de réglage mécanique ;
- des ensembles internes plus volumineux ;
- certaines architectures optiques spécifiques ;
- une construction mécanique différente.
Mais il ne faut pas confondre diamètre du tube et diamètre de l’objectif.
Exemples réels : Swarovski 24, 42, 50 et 56 mm
La gamme Swarovski illustre particulièrement bien cette logique.
| Configuration | Philosophie |
|---|---|
| 1-8x24 | Battue, faible grossissement, grand champ de vision |
| 1,7-13,3x42 | Polyvalence et compacité |
| 2-16x50 | Approche et utilisation polyvalente |
| 2,3-18x56 | Crépuscule, affût et grossissements supérieurs |
Il serait erroné de dire que le 2,3-18x56 est simplement « meilleur » que le 1-8x24.
Ils ont été conçus pour résoudre des problèmes différents.
Le premier recherche davantage de potentiel en faible lumière et une plage de grossissement adaptée à l’approche ou à l’affût. Le second privilégie la vitesse, le champ de vision et la maniabilité.
Quel diamètre choisir selon le type de chasse ?
| Type de chasse | Diamètre généralement intéressant | Pourquoi ? |
|---|---|---|
| Battue | 20-24 mm | Compacité, faible grossissement, champ de vision |
| Chasse générale | 40-44 mm | Très bon équilibre |
| Approche légère | 42 mm | Poids et polyvalence |
| Approche polyvalente | 42-50 mm | Équilibre entre lumière et encombrement |
| Approche en faible lumière | 50-56 mm | Plus de potentiel lumineux |
| Affût | 50-56 mm | Pupille de sortie importante au crépuscule |
| Longue distance | 50-56 mm | Compatible avec de forts grossissements |
| PRS / précision | 50-56 mm | Grossissements élevés et conception spécialisée |
Quelle taille choisir si l’on ne veut qu’une seule lunette ?
Pour un usage très polyvalent, 42 à 50 mm constitue probablement la zone la plus équilibrée.
Un 42 mm peut être idéal si l’on privilégie :
- la légèreté ;
- l’approche ;
- la mobilité ;
- une ligne de visée basse.
Un 50 mm peut être préférable si l’on souhaite ajouter :
- davantage de marge au crépuscule ;
- des grossissements plus importants ;
- une pupille de sortie plus généreuse.
Un 56 mm devient particulièrement pertinent lorsque la faible luminosité constitue une priorité réelle et que le poids ou le volume supplémentaires sont acceptables.
Erreurs fréquentes lors du choix du diamètre d’objectif
- Penser que 56 mm est automatiquement meilleur que 50 ou 42 mm.
- Regarder le diamètre sans tenir compte du grossissement.
- Ignorer la pupille de sortie.
- Confondre diamètre d’objectif et transmission lumineuse.
- Confondre diamètre d’objectif et diamètre du tube central.
- Oublier le poids supplémentaire d’une grande cloche.
- Ne pas vérifier la hauteur de montage nécessaire.
- Choisir 56 mm pour une utilisation presque exclusivement diurne.
- Choisir 24 mm pour une utilisation principalement crépusculaire à fort grossissement.
- Comparer uniquement les chiffres sans tenir compte de la qualité des verres et des traitements.
Checklist avant de choisir 24, 42, 50 ou 56 mm
- Quel type de chasse vais-je pratiquer principalement ?
- À quels grossissements vais-je réellement utiliser la lunette ?
- La faible lumière est-elle une priorité ?
- Dois-je porter l’ensemble pendant de longues approches ?
- Quel poids suis-je prêt à accepter ?
- Quelle pupille de sortie obtiendrai-je au grossissement réellement utilisé ?
- Quelle est la transmission lumineuse de la lunette ?
- Quelle est la qualité des verres et des traitements ?
- Quelle hauteur de colliers sera nécessaire ?
- La position finale permettra-t-elle un appui de joue naturel ?
- Ai-je réellement besoin de 56 mm ou un excellent 42/50 mm serait-il plus adapté ?
Alors, 24, 42, 50 ou 56 mm ?
Il n’existe pas de diamètre d’objectif universellement supérieur.
Comme règle générale :
- 24 mm : battue, rapidité, grand champ de vision et compacité ;
- 40-44 mm : excellente polyvalence avec poids contenu ;
- 50 mm : l’un des meilleurs compromis entre lumière, grossissement et encombrement ;
- 56 mm : priorité à la faible lumière et aux grossissements supérieurs.
Le point essentiel est de ne jamais choisir une lunette uniquement parce que son objectif est plus grand.
La meilleure lunette n’est pas celle qui possède la plus grande lentille frontale, mais celle dont l’ensemble optique correspond le mieux à votre manière de chasser.
Le diamètre d’objectif fait partie d’un système optique complet
Pour comprendre réellement une lunette, il faut considérer conjointement :
grossissement + objectif + pupille de sortie + transmission lumineuse + champ de vision + dégagement oculaire + réticule + plan focal + parallaxe + tourelles + tube + montage.
C’est précisément cette approche globale qui permet d’éviter de choisir une optique uniquement sur la base d’un chiffre isolé.